USA, la crise des buildings donne le vertige aux économistes

Les gratte-ciels, ces immenses tours des bureaux aux États-Unis, donnent bien du souci. En effet, la crise immobilière touche désormais les infrastructures professionnelles.
C’est une nouvelle vague de crise immobilière qui inquiète l’économie américaine. Après celle de l’immobilier résidentiel, c’est l’immobilier dit « commercial » qui est en danger. On assiste à l’effondrement de l’activité dans le secteur de la construction commerciale à savoir les bureaux, les centres commerciaux, les hôpitaux, écoles, voies de communication…
En cette période de récession, les établissements bancaires n’ont plus confiance en l’économie de leur pays et hésitent à investir le peu de fond qu’ils ont à leur disposition, dans des projets qui leur semblent incertains. Les collectivités quant à elles n’ont tout simplement plus les moyens d’investir dans ce secteur. « Beaucoup de propriétaires sont noyés dans l’endettement. Les prêteurs ne prêtent plus. Et beaucoup dans la profession constatent un recul de leurs ¬revenus », explique Stephen Blank de l’ULI. Les experts de cet établissement prédisent une chute des prix de 15 à 20 % par rapport au plafond de 2007.
On assiste déjà à un effondrement des ventes commerciales de 70%, les prix baissent d’environ 10% et le taux d’occupation est lui aussi sur la pente descendante.
Si le premier bilan semble alarmant, les économistes sont encore moins optimistes pour les mois à venir.


