Le marché de l’immobilier soumis à l’action des banquiers

Au cours d’un entretien paru sur le site lavieimmo.com, le délégué général de la Fédération Nationale de l’Immobilier, Henry Buzy-Cazaux, est revenu sur l’actualité brûlante du secteur. Suite à la parution des données révélant une baisse historique des prix de l’immobilier sur les douze derniers mois, du jamais-vu depuis 1996, M. Buzy-Cazaux a confirmé que cette diminution devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année, sauf retournement de situation exceptionnel.
Le porte-parole de la FNAIM a aussi évoqué le fait que la baisse des prix devrait vraisemblablement s’accélérer dans les mois à venir, mais la question concerne surtout l’ampleur de cette accélération. « La réponse est entre les mains des banques » a-t-il déclaré ; précisant que si les prêteurs recommençaient à détendre l’accès au crédit immobilier, appliquant de fait le double abaissement des taux directeurs de la BCE, la baisse des prix de l’immobilier resterait « mesurée ».
Les banques répercutent en général les fluctuations des taux directeurs d’intérêt avec quelques mois de retard, de même que la Bourse est souvent en retard de trois à six mois sur l’économie réelle. Malgré l’insistance du gouvernement pour presser les établissements financiers à baisser leurs taux et faciliter l’accès aux prêts immobiliers et au vu de la gravité de la crise à l’échelle mondiale, il faudra sans doute patienter jusqu’à la nouvelle année pour voir le marché se rétablir petit à petit, d’abord en ce qui concerne les volumes, puis ensuite au niveau des prix.


