La crise financière : au-delà de la panique

Hier soir dans la nuit, dans le sillage de Wall Street, les bourses asiatiques dévissent. Tokyo baisse le rideau sous un Krach de -10.77% qui annonce sa pire chute depuis 21 ans. La tourmente s’empare de toute l’Asie, on ne parle plus de panique, mais de catastrophe ! Tout semble croire que chaque jour amène son record de chute et la confiance des marchés est entamée durablement. Aucune mesure gouvernementales n’arrive à enrayer cette hystérie collective. Les 18 injections de liquidités du gouvernement japonais n’y pourront rien. Tout comme les mesures en Europe qui ne calment pas plus les marchés. Certains états envisagent même de nationaliser les banques. Les États-Unis, l’Angleterre et l’Allemagne seront mis devant cette extrémité.
La réunion du G7 aujourd’hui se fera sous pression. En France, Nexity, premier promoteur de l’hexagone, annonce que le secteur du bâtiment va connaître probablement plus de 180 000 licenciements si la situation ne s’améliore pas. Nexity gèle déjà 1/3 de son activité. La solution viendra peut-être des mesures prises lors "Grenelle de l’environnement".
Autre nouvelle cocasse dans cette crise, un rapport du Conseil d’analyse économique (CAE) préconise le développement du crédit hypothécaire. Des montages de financement qui ressemblent étrangement aux produits "Subprimes". Néanmoins, le CAE se défend de copier le système de financement américain trop risqué. Ce ne sera pas de l’hypothèque rechargeable non plus. Le CAE pense que l’hypothèque classique doit être développée au moment ou les crédits se raréfient à cause des conditions toujours plus draconiennes de prêt.


